Vie de l’association

Des horloger(e)s russes se mobilisent pour Notre-Dame

Des horloger(e)s russes se mobilisent pour Notre-Dame 640 416 HND

Dès qu’ils ont su qu’il y avait une horloge dans la forêt de Notre-Dame, les horloger(e)s de la manufacture RAKETA à Saint-Pétersbourg ont spontanément organisés une cagnotte.

Les techniciens étudient l’horloge COLLIN afin de savoir quelles pièces ils pourraient fabriquer avec les outils de la manufacture saint-petersbourgeoise. La distance géographique n’est pas un obstacle à l’adhésion au projet de reconstruction du mouvement de l’horloge. Nos plus vifs remerciement à nos amis russes pour leur engagement dans cette belle cause. 

Documentation visible sur l’écran de l’ordinateur des techniciens : https://sites.google.com/view/horlogenotredame https://www.youtube.com/channel/UC2_cKJFHuLs7UKnaIAgt8ZA

Une bonne rentrée pour HND

Une bonne rentrée pour HND 800 800 HND

Première campagne de relevés brillamment achevée !

La campagne de relevés du mouvement de l’horloge la Trinité qui a lieu tous les lundis de 14 h à 16h30 depuis début septembre vient de se terminer (du moins pour le moment).

Michel Boulanger, professeur d’horlogerie a dirigé ces séances qui rassemblent des étudiants en 2ème année de DMA. Ils sont venus par groupes avec pour chacun(e) une mission bien précise définie préalablement à l’école. Les sessions pour mesurer les pièces étaient courtes, environ 1h30 : deux lundis supplémentaires ont été nécessaires pour finir de réunir les informations nécessaires au relevé de plans les plus précis possibles.

L’horloge n’ayant pas été démontée, certains détails resteront pour le moment caché, notamment les assemblages intérieurs de certaines pièces. Les élèves ont maintenant les données pour numériser cette horloge de construction très proche de celle de Notre-Dame.

Relevés Horloge Trinité © Association Horloge Notre-Dame - Photo Jean-Baptiste Viot

Un base de reconstruction pour l’horloge Notre-Dame

Un tel travail permettra, en se rapprochant des dimensions et particularités connues de l’horloge de Notre-Dame, en s’appuyant sur les vestiges de celle-ci, d’en dresser un modèle numérique le plus précis possible. Cet aspect documentaire est un des objectif de l’association. Cet ensemble de données servira de base à une reconstruction du mouvement et des élément connexes.

Les élèves n’ont pas étés les seuls à faire des relevés. Catherine Dubreuil, dessinatrice-reporter est venue une après-midi croquer la scène des opérations et suivra les activités de l’association.

Dessin Catherine Dubreuil
Catherine Dubreuil à l’œuvre

De nouveaux adhérents

Des nouveaux adhérent(e)s ont rejoint la HND. Il faut un temps de mise en place, notamment pour roder le système d’adhésions et dons en ligne afin de recueillir les coordonnées de chacun(e).

Pour animer la vie de l’association HND, les membres seront prochainement contactés afin d’organiser et coordonner les futures actions, faire le point des compétences de chacun(e), se réunir afin de définir les tâches à accomplir, comme organiser une restauration de la Trinité et des visites au public. L’école de Paris décline ce travail, faute de temps. Néanmoins, Ryma Hatahet, restauratrice du patrimoine, va s’en servir comme exemple pratique pour ses trente heures d’enseignement des techniques de restauration qui vont êtres données cette année : commencer à travailler à la conception de la nouvelle horloge ; faire la recherche d’entreprises ayant les savoir-faire nécessaires à la fabrication des divers éléments d’un mouvement d’horloge d’édifice de grande taille.

Une future documentation sur notre site

Une nouvelle rubrique « Documentation » sur le site HND va être créée. Cet espace ouvert au public rassemblera les résultats de tous les travaux historiques et techniques qui seront portés à la connaissance de la HND. Ce centre de documentation ouvert permettra au site d’être un véritable outil de travail et de liaison. Un « Drive » réservé aux membres de la HND réunira toutes les informations nécessaires à la vie de l’association et assurera la communication entre les membres souvent éloignés géographiquement.

Ces outils qui vont être mis en place permettront, malgré les actuelles restrictions de liberté de circuler et de s’assembler d’avoir le plaisir de faire connaissance, de s’organiser et d’avancer le projet de reconstruction en attendant une prochaine réunion publique et une future assemblée générale. 

Dessin Catherine Dubreuil

Horloge de Notre-Dame, dispositif de mise à l'heure © Photo Bruno Cabanis - Association Horloge Notre-Dame

Intégrer l’horloge à la construction

Intégrer l’horloge à la construction 900 1152 BC

La question liminaire est de déterminer par quoi l’horloge de Notre-Dame doit-elle être remplacée ?

À l’heure ou la question est de définir l’architecture de la future flèche, il est utile de se souvenir qu’une des fonctions de cet édifice était d’abriter les cloches et le système de contrepoids de l’horloge.
De même manière, la toiture de la cathédrale reconstruite n’aura pas la même esthétique selon qu’elle abritera des cadrans ou non. On comprend la nécessité d’intégrer dès l’origine la présence de l’horloge dans le cahier des charges qui sera rédigé.

Écrire le cahier des charges

Notre collectif souhaite être force de proposition. Fort d’une connaissance approfondie de l’horloge originale, il peut participer à définir les contraintes spécifiques à l’implantation d’une horloge monumentale.

Nous pensons que la cathédrale mérite de retrouver une horloge mécanique équivalente en termes de qualité à celle à laquelle elle succède. Cette horloge doit être puissante pour actionner quatre cadrans, robuste pour durer, précise comme l’horloge historique dont la variation au terme d’une semaine n’était que d’une poignée de secondes. Il peut s’agir d’une reconstruction à l’identique, de la restauration d’une horloge jumelle, ou d’une création plus moderne conçue dans le respect des critères énoncés ici.


Profiter d’un réseau de compétences

Le noyau du collectif est constitué d’horlogers et de membres de la société civile.
Nous comptons parmi nos membres des horlogers qui sont des références dans leur domaine, mais également des restaurateurs du patrimoine, des ingénieurs, des mécaniciens, des professeurs d’école d’Art telle que Boulle et des professeurs d’écoles d’horlogerie.

Nous bénéficions du soutien de l’Afafa, une très importante association de passionnés d’horlogerie ancienne forte de 1200 membres. Nous sommes en relation avec l’INMA et sommes ouverts à  toutes les propositions de service.

L’association se concrétise

L’association se concrétise 749 1000 HND

Depuis notre réunion du 7 juin, la médiatisation sur l’horloge de Notre-Dame et sa sœur de la Trinité a été importante.
Même si quelques inévitables approximations ont lieu, l’important est le message : « il y avait une horloge à Notre-Dame et il ne faut pas l’oublier dans le projet de restauration ». Il faut que des millions de personnes soient au courant afin que les autorités ne puissent pas faire la sourde oreille le jour ou un projet sera proposé.
« Une œuvre en péril non visible dont on ne parle pas finit généralement par disparaitre physiquement ». Ça s’applique tout-à-fait aux mouvements d’horloges d’édifice, patrimoine très souvent négligé parce-qu’invisible au public.
L’horloge mécanique et les 4 discrets cadrans de Notre-Dame ne dérogent pas à cette règle.
Sans médiatisation, elle risque encore plus de rester définitivement à l’état de débris relégués dans un coin de réserve.

Le premier objectif, « le faire savoir » a donc été atteint et cela continue : l’AFP transmet le sujet à ses abonnés qui le demandent, régulièrement des journalistes posent des questions sur le projet ou demandent les autorisations pour venir prendre des images à la Trinité.
Il faudra faire en sorte que le grand public puisse suivre les étapes d’après.
Les contacts pris avec plusieurs médias faciliteront sûrement les choses.

Après cette période estivale où il ne se passe pas grand-chose en raison des vacances, une association va être créée. Pour cela, nous aurons l’aide de professionnels (avocat, commissaire aux comptes) afin d’éviter les conflits d’intérêts et pouvoir recueillir des fonds.
L’objet social de l’association sera la préservation et la conservation du patrimoine industriel en péril que représente l’ensemble des horloges mécaniques d’édifices.
Bien-sûr, le premier travail de cette nouvelle structure qui regroupera des professionnels concernera l’horloge de Notre-Dame.

Cette première « affaire » sera la porte parole de toutes les autres horloges encore en place et dont l’intérêt patrimonial échappe la plupart du temps aux autorités ou aux propriétaires qui on ont la charge. Il arrive encore que des mouvements anciens, qui ne sont pas repérés par des amateurs qui «sauvent les meubles » en les rachetant, partent à la ferraille à l’occasion de rangements ou de travaux.
Les professionnels membres de l’association, horlogers, restaurateurs du patrimoine, conservateurs, experts, collectionneurs dont les connaissances seront utiles aux travaux de documentation, architectes… apporteront bénévolement leur expertise et proposeront des solutions pour la réhabilitation d’horloges délaissées ou en danger de destruction.
Trop souvent, les restaurations de ces vieilles machines se font sans documentation et examen préalable. Il en résulte parfois des catastrophes qui dénaturent de façon irréversible de magnifiques mouvements (décapages, polissages qui arrondissent les angles des pièces, modifications irréversibles).

Cette horloge est probablement ancienne… On ne peut l’affirmer.
Exemple d’une remise à neuf qui a complètement dénaturé l’objet.


À part quelques amateurs dispersés dans des associations plus généralistes, il n’existe pas de structure spécialisée regroupant des professionnels travaillant dans la sauvegarde et la restauration du patrimoine.
Les administrations ou les propriétaires auront la possibilité de consulter ce collège de professionnels qui leur proposera une expertise afin de connaître la procédure la mieux adaptée pour, dans un premier temps bloquer la dégradation d’un mouvement oxydé et ensuite éviter les dégâts faits à l’occasion de restaurations intrusives.

Cette horloge dans « son jus » est en bien meilleur état de conservation que l’exemple précédant : tous les espoirs sont permis… Il suffit de bien réfléchir avant d’agir.


L’association pourra recueillir des signalements d’horloges en péril et prendre contact avec les administrations qui en ont la charge ou les propriétaires.
Un travail d’inventaire général pourra être commencé, en commençant par regrouper les recensements déjà faits localement.

Ce mécanisme d’affichage des heures (horloge de nuit de Saint-Paul Saint-Louis) devait être remonté toute les huit heures !
Il a fallu trouver une solution en adaptant ce dispositif de remontage automatique tout en respectant scrupuleusement le mouvement d’origine. Cette « amélioration » est totalement réversible : aucune modification du mouvement, aucun perçage dans les montants. Le style de l’ensemble a été autant que possible respecté (métaux utilisés, forme des dentures et des croisages, têtes de vis identiques à celles du mouvement).

Les horloges gagnent à êtres connues et répertoriées. C’est le cas pour cette grosse horloge de Saint-Paul Saint-Louis, église décidément bien dotée en ce qui concerne l’horlogerie…

En ce qui concerne Notre-Dame cette association regroupant des (et pas « que des ») professionnels (ce qui lui donne une légitimité face aux autorités) permettra de commencer les travaux concrets :

  • Demande d’autorisation d’accès à la Trinité pour commencer les relevés sur l’horloge-sœur ;
  • Demande d’accès aux éléments de l’horloge de Notre-Dame qui ont été retrouvés ;
  • Collaboration avec les écoles pour intégrer le projet dans un programme pédagogique ;
  • Contacts avec des associations horlogère, des Associations d’anciens élèves d’écoles d’ingénieurs etc.

La future inscription des savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art de l’arc jurassien à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO (espérons que ça va se faire…) va sûrement offrir de belles opportunités pour le projet.
Pour financer cette première étude, l’association recueillera des dons qui permettront de faire face aux inévitables frais et éventuellement faire travailler des entreprises spécialisées (qui devront êtres en dehors de l’association pour éviter les conflits d’intérêts).

Le collège de professionnels et d’experts réfléchira en parallèle pour proposer des solutions pour la reconstruction de l’horloge. Le cahier des charges de l’ancienne horloge devra être respecté : taille ; fonctions, construction mécanique de qualité en vue d’une utilisation longue (l’ancienne horloge fonctionnait depuis 152 ans et aurait continué à donner l’heure pour plusieurs siècles).
Les débats porteront par exemple sur une reconstruction exactement à l’identique ou une nouvelle conception sous forme de chef d’œuvre (à l’exemple de l’horloge de l’Hôtel-de-Ville de Paris reconstruite après l’incendie de 1871).
Une fois un projet arrêté, l’association en fera la promotion afin qu’il soit intégré dans les futurs plans de reconstruction de la charpente.
Voilà pour les premières réflexions, afin de mettre en place un cadre qui permettra de commencer les travaux après cette période estivale…
Une prochaine réunion d’information et de débats sera organisée après la rentrée.

Réunion publique du 7 juin

Réunion publique du 7 juin 1000 563 HND

Voici le compte rendu de cette première réunion publique du 7 juin.

Les participants qui ont pu se libérer ont eu l’occasion d’admirer le mouvement de l’horloge de la trinité, une Collin-Vagner qui est du même modèle (XXL) que celle qui animait les quatre cadrans de Notre-Dame. J’en profite pour présenter mes excuses pour l’attente que j’ai fait subir au visiteurs avant l’ouverture de la porte de l’escalier d’accès. La raison est qu’une équipe de TF1 était en tournage et les deux heures initialement prévues ont été insuffisantes pour faire le travail. Normalement le reportage devrait passer au J-T samedi ou dimanche prochain. Cette découverte est une mine d’informations inestimable qui va faciliter les relevés pour la reconstruction numérique préalable à une éventuelle refabrication à l’identique. Même si ce n’est pas un clone de l’horloge disparue, le «calibre» est le même. Les rouages et cadratures de sonneries semblent exactement identiques. Les plus grandes différences sont au niveau du mouvement (remontoir d’égalité neutralisé, carré de remontage à un autre emplacement et d’autres détails). En recoupant les débris de la Collin de Notre-Dame et le mouvement retrouvé, nous devrions arriver à une reconstruction exacte.Merci au père Pinaud, curé de la Trinité, à l’intendant Olivier Prestat pour leur accueil et aux services concernés de la Ville de Paris pour leur bienveillante autorisation de tournage et visite.

Grâce à Florian Chosson (Montres Routine) qui nous a mis ce local et tout le matériel nécessaire à disposition, nous-nous sommes retrouvés ensuite dans une magnifique salle située sous le viaduc des arts pas loin de Bastille. Après une présentation du lieu faite par Florian, j’ai commencé par une présentation générale des horloges d’édifices à mon avis utile pour les personnes qui ne connaissent pas forcément cette branche de l’horlogerie. Olivier Chandez a ensuite décrit l’horloge disparue dont il avait la charge et son environnement malheureusement parti en fumée. Bruno Cabanis a présenté la découverte de l’horloge de la Trinité (il y avait une piste au casino de Vichy mais nos espoirs ont étés déçus) avec les belles photos qu’il à prises dans des conditions compliquées (peu d’espace pour le recul et portes centrales du compartiment bloquées) et un film pris sur le vif. François-Simon Fustier, horloger à Lyon, nous a présenté ses travaux de reconstruction numérique effectués sur des horloges d’édifices avec images et animations qui en résultent.

La réunion s’est conclue sur un débat : la question de la création d’une association ou d’une commission « Horloge Notre-Dame » au sein d’une structure déjà existante et reconnue, l’Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne dont des membres étaient présents a été posée. Des discutions sur la reconstruction (identique ou nouvelle conception) et ressources de financements ainsi que les prises de contact avec les autorités ont suivi. Le tout a été filmé par Bruno Cabanis et sera publié une fois le travail de montage terminé.Avant de partir, les participants ont laissé leurs coordonnées, ils seront contactés prochainement. La soirée s’est prolongée par un diner au restaurant d’en face.

http://www.leviaducdesarts.com/fr/mobile/l-arche-645.html

Routine nous accueille

Routine nous accueille 1000 795 HND

Merci encore à Routine, qui a accueilli notre réunion publique du 7 juin. Voici leur chaleureuse communication et belles images de l’événement.

// NOTRE DAME //

Quel plaisir et quelles émotions !


Vendredi soir nous recevions dans nos locaux parisiens la première réunion des bénévoles qui s’engagent pour la reconstruction de l’horloge de Notre-Dame.

Plus de 50 personnes, d’horizons différentes (pas que des horlogers) sont venus participer à l’échange avec :
J-b Viot Horloger, restaurateur d’horloges d’édifices
Bruno Cabanis, dernier photographe de l’horloge de Notre-Dame
– Olivier Chandez, l’horloger de Notre-Dame

Cette soirée sonne comme le début d’une belle aventure pleine de bonnes énergies et de bonne volonté, à laquelle Routine participera pour faire rebattre le coeur de cette horloge, méconnue du grand public.

Affaire à suivre !!

Devenez membre bienfaiteur ou membre actif !

N’hésitez-pas à nous joindre.

ADRESSE :
HDN, Horloge Notre-Dame
123, rue de Rome, 75017 Paris

MAIL :
association[at]horlogenotredame.com
RNA :
W751254653

PHOTOGRAPHIES :
Bruno Cabanis
Jean-Baptiste Viot (Promouvoir un patrimoine horloger)

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